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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:28
Lavomatisme

 

 

 

 

 

 

Nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous nous lavons, nous lavons nos corps, nous sommes très propres, nous lavons nos peaux, nous lavons nos cheveux, nous rinçons nos dents dans des verres à pied, nous ne lavons pas nos pieds dans des verres à dents, nous éliminons nos odeurs, nous faisons couler de l'eau propre sur nos corps, nous faisons couler nos odeurs dans l'eau, nous utilisons de l'eau potable pour laver nos corps même lorsqu'ils sont propres, nous souillons de l'eau potable puis nous la retraitons,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous sommes dans le bain, nous suivons le courant, nous coulons de source, nous trempons dans le coup, nous lavons nos fautes d'agents blanchissants, nous noyons nos chagrins dans l'alcool, nous baignons nos yeux de larmes, nous crachons des insultes, nous postillonnons nos colères, nous balbutions nos excuses, nous lavons le sang sur nos mains, nous nous lavons les mains, nous nous en lavons les mains,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous mouillons la chemise, nous nettoyons notre linge, nous lavons notre linge sale en machine, nous lessivons la terre d'eau potable souillée, nous chions dans de l'eau potable, nous chantons sous la douche, nous dansons sous la pluie, nous dansons pour la pluie, nous rendons la pluie acide, nous ensemençons les nuages,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous prenons de grands bains, nous prenons des bains de mer, nous nous rinçons à l'eau claire, nous arrosons nos pieds sableux d'eau en bouteille, nous brumisons nos visages d'eau en bombe, nous buvons de l'eau en bouteille et nous n'avons pas de vin de robinet, nous mettons de l'eau dans notre vin, nous mouillons le lait pendant les guerres, nous empoisonnons les points d'eau, nous privons d'eau, nous privatisons l'eau,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous mourons de soif auprès des fontaines à eau recyclée, nous tirons la nappe à nous pour irriguer, nous ne refaisons plus les réserves, nous asséchons les rivières, nous polluons les fleuves, nous faisons muter les poissons à coup d'œstrogènes, nous faisons enfler les poissons à coup d'antibiotiques, nous faisons crever les poissons à coup de PCB, nous pêchons des poissons qu'on ne peut plus manger, nous péchons par excès,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous connaissons le cycle de l'eau, nous avons appris par cœur le cycle de l'eau, nous n'avons rien à foutre du cycle de l'eau, nous emmerdons tout le cycle de l'eau, nous mettons des bâtons dans les roues du cycle de l'eau, nous avons un p'tit vélo sous la caboche, nous pédalons dans la choucroute,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous lavons nos morts, nous lavons des cadavres d'animaux morts, nous mêlons du sang de carcasse à de l'eau propre, nous laissons des restes de cadavres dans nos assiettes, nous jetons des restes, nous mélangeons nos restes à de l'eau potable, nous mettons de la mort dans l'eau,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous lavons nos voitures, nous protégeons nos voitures de la pluie puis nous les lavons avec de l'eau potable, nous salissons nos voitures dans la boue, nous salissons la boue avec nos voitures, nous lavons la boue à l'eau potable,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous lavons nos maisons, nous récurons nos maisons, nous récurons la cuisine, la douche, la baignoire, les toilettes, nous récurons à l'eau potable notre crasse déposée, nous récurons notre crasse à l'eau potable,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous lavons nos culs, nous lavons nos sexes, nous suintons nos fluides dans l'eau, nous crachons dans la soupe, nous essuyons nos nez de forêts de mouchoirs en papiers, nous torchons nos anus de bosquets de papier cul, nous jetons du papier cul dans l'eau potable,

 

nous sommes propres, nous sommes purs, nous sommes immaculés, nous sommes des trous du cul immaculés, nous sommes de pures ordures, nous sommes propres à rien...

 

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Ollivier Desmarais
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:34

 

 

 

killfa

 

 

(...) Refusant l'amour pour tous, les croisés du moralisme divin mènent sarabande et défient la volaille louée en d’autres conjonctures. J'en viens à espérer la rue piégée de chausses-trappes, de plaques d'égouts instables, de caniveaux abyssaux, de valises d’explosifs égarés. À fantasmer, troublant sentiment, des grenades lacrymo à tir malencontreux dans des cranes tondus, de balles perdues flashées dans des petites gueules bien coiffées, un taser gégénant le pacemaker d'un nostalgique de l'OAS. Petites bavures...

Qu'enfin crève cette triste fRance, pute ainée de l'église, cette société de vieillards congénitaux ; qu'ils aillent se ramasser la gueule aux pieds de leur créateur ces salauds qui vomissent des gens souhaitant bêtement officialiser leurs liens affectifs par le mariage. Tout ce foin fielleux pour fermer l’accès à une institution bourgeoise totalement ringarde ! Cette connerie à laquelle s'accrochent les grenouilles de bénitiers, les tarés de la Kippa, les bourrins barbus, tous dans le même panier de graves quand il s'agit de casser du pédé ! Elle ne change hélas en rien leur foutue civilisation, simplement, désormais, les couples de même sexe peuvent se marier et prendre trente ans de crédit pour un pavillon de briques creuses dans un lotissement dortoir. Les gays ont gagné le droit d'avoir une banale vie de merde avec des moutards chiants et mal-élevés, des beaux-parents casse-burnes et des ami-e-s qu'on a plus le temps de voir. And so, what's the fuck ?

Que crèvent ces moisis gaulois ! Ils sont vieux, vieux de la tête, avec dedans des idées de vieux, des vieilles idées tristes, des vieilles idées mortifères, des idées égocentriques et sinistres, le goût amer de la contrition pour tous, noirs en dedans, navrants d'ennuis, désolants de rigueurs imbéciles à imposer aux autres, de valeurs obsolètes dégoulinantes d'une foi extatique imaginaire, écœurants de convictions factices, l'esprit imbibé d'une gloire nationale fictive à défendre à tous crins dans l'aveuglement de leurs traditions paternalistes et religieuses tirées par les cheveux. Ils sont le côté obscure de la farce patriotique. Ils sont ce qu'est fondamentalement la vraie fRance, oscillant, suivant la guerre qu'il fait, du fascisme au missel !

Que crève ce pays pourri, arrogant, égoïste, sanguinaire. Ce pays bouffi de morgue, se targuant puissance, qui se ridiculise dans tous les conflits en hurlant au secours et pleurniche son empire dépassé. Elle est laide la fRance, elle pue des pieds, elle pue la mort, elle empeste l'ancien régime poussiéreux et croupi. Elle se branle la gloriole sur une devise vidée de sens, elle se paluche sur sa république, elle se secoue l'espérance perdue de démocratie. Et elle chie partout au nom de ses supérieurs intérêts, assujettissant sous le joug économique les colonies d'hier. Elle est indécente la fRance, impudique, étalant son patrimoine et son historiette de vainqueurs, se targuant d'une culture des lumières qu'elle s'empresse d'enfermer dans ses universités élitistes pour débiter de la merde en tranches à goinfrer le commun. Elle n'est rien la fRance, rien qu'une idée prétentieuse, un concept auto-entretenu par les derniers imbéciles qui y croient. Un ramassis de pantophobes frustrés, une bande de rodomonts pitoyables, perpétuels prône-misères imbriaques, effroyables contristeurs ! Je ne la nique pas la fRance, elle me répugne trop !

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Ollivier Desmarais
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 09:45

 St-Jean-du-Tertre.JPG

 

 

De retour de la guerre des bocages, sans plaie ni bosse et toutes ses plumes, p'tit kanar a bien mal partout, des articulations qu'il ne savait même pas ou plus, plus de son âge ces conneries. Là-bas, façon Vietnam en pays de Loire, de la boue de la boue de la boue, marche de nuit, paumé dans les bois dans la boue dans la boue dans la boue. Tout autour, volaille de merde, des bleus des bleus des bleus. En sombrant doucement dans une flaque d'argile, manqué de peu maudire le joyeux luron de service s'autorisant "qui a vu Deliverance de Boorman...". Rassurante, en travers du chemin défoncé de ruisseaux sauvages une salamandre passait... De fait, même si gadoue, duvet froid et humide, bottes fangeuses, pantalons glaçons mous crottés... sans doute y retourner pour ne pas qu'effleurer sans tout sentir... Cloueurs de cailloux et scieurs de rochers, des gens qui sèment. Qui sèment le trouble. Sèment la confusion. L'insurrection. Qui sèment la zone. Des gens qui plantent la zone. Qui replantent, qui s'implantent, qui s'impliquent, qui expliquent, qui s'expliquent et compliquent la ruée vers le grand rien inutile. Des gens seulement gens, des toi des nous des on, qui s'appliquent à changer de cap, pas à côté de la plaque, pas planqués, pas piqués. Auxiette en vrille, bientôt crashé... Vinci, dégage !!!

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Ollivier Desmarais
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 19:12

 brain eaters

 

 

 

 

 

Téléphoner avec un mobile est préjudiciable à la santé

Téléphoner avec un mobile peut diminuer l'afflux sanguin et provoque l'impuissance

Téléphoner avec un mobile provoque le cancer

Téléphoner avec un mobile pendant la grossesse nuit gravement à la santé de votre enfant

Téléphoner avec un mobile tue

Téléphoner avec un mobile casse les couilles à votre entourage

Le téléphone mobile est le vecteur de merde le plus implacable jamais mis au point et déployé à l’échelle de la planète.

 

 

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Ollivier Desmarais
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 10:20

Voir fondre les heures

 

 

laps.JPG

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Ollivier Desmarais
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 14:55
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Ollivier Desmarais
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:24

2013

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Ollivier Desmarais
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:01
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Ollivier Desmarais
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 16:34

zadblog 

 

 

Décidément, le changement c'est frappant, c'est étonnant, ça change comme changement ! c'est plus vraiment le changement comme avant, ou finalement ça n'est pas pour tout de suite, c'est maintenant du changement qui change pas grand chose, qui change pas suffisamment pour qu'on sente la différence, du changement qui fait que l'après va encore falloir attendre, qui fait qu'on ne sait plus trop où est maintenant entre avant et après, du changement avec du maintenant qui n'est pas en ce moment, c'est encore pas le bon moment, c'est pas le moment de tout changer de ce qui allait à peu près pas trop si mal, de ce qui allait dans le bon sens, le sens des affaires et des visions d'avenir raisonnées. On ne doit pas aller trop vite dans le changement, faut changer tout doucement, faut que ça se voit à peine et là c'est réussi puisqu'on voit pas franchement ce que ça change.

En fait, on voit surtout que rien ne change, que c'est comme d'habitude, on se doutait bien un peu que ça risquait pas de trop changer, on a l'habitude de se faire refiler du changement qui ne vient pas, du changement qu'on nous promet, qu'on nous vend, qu'on nous bourre bien dans le mou mais qui fait que c'est pareil que toujours la même chose. Maintenant, que rien ne change n'est pas vraiment inattendu, quoiqu'un peu désolant, on n'a pas pu s’empêcher cette fois aussi de vouloir y croire un peu. Maintenant on sait qu'on s'est encore bien fait bourrer le mou, que comme chaque fois qu'on nous fait miroiter du changement on peut pas se raisonner, se rappeler qu'on nous l'a déjà faite celle du changement qui va tout transformer dès que demain sera maintenant. On se laisse chaque fois bourrer le mou, on a le mou tellement bourré que ça réagit plus dedans, c'est du tout mou poussif, qui pense mollement, trop lentement pour être conscient qu'on lui a déjà fait le coup du changement, qu'on lui en a déjà tant bourré en dedans que le ramollissement est général, qu'on peut y bourrer n'importe quoi sans que ça résiste beaucoup, on a le mou qui se laisse bourrer parce que ça rentre dedans comme dans du beurre.

On a le mou comme un gros tas de beurre fondant, on a le mou qui fond chaque fois qu'on lui brandit du changement, on a le mou qui a tellement envie de se faire bourrer du changement qu'il réussit à se convaincre que cette fois c'est la bonne, que cette fois il va se le sentir bien à fond le changement, profond, que maintenant ça sera clairement autrement que le changement d'avant, qu'il y aura le mou d'avant et le mou d'après, que ça va sérieusement lui mettre un coup de fouet au mou, on ne peut cesser d'espérer que ça finira par changer parce qu'on a le mou qui sait plus se durcir.

Alors oui oui, on nous dit d'être un peu patient, qu'on peut pas tout changer d'un coup sinon c'est du changement qui tourne au grand bouleversement, et c'est pas ça qu'on nous a promis, d'ailleurs on ne nous a jamais caché dans le bourrage de mou qu'on pouvait pas tout changer d'un coup, qu'il faudrait que maintenant ça dure assez longtemps pour pouvoir changer les choses graduellement afin que ce soit durable. Durable on nous refile le changement, on nous remet une couche de précautions indispensables pour éviter les écueils d'un changement trop rapide et les dangers inhérents au trop grand bouleversement qui risquerait de tout chambouler, qui pourrait virer au grand chambardement. Même maintenant on ne peut pas se permettre de tout chambouler sans risquer de nuire au système, et c'est à l'intérieur du système qu'on veut que ça change, le changement c'est pas de chambouler le système, le système c'est tout le temps qu'on doit rien y changer, on doit rien changer au système, juste faire un peu de changement dedans, dès maintenant, mais en prenant le temps qu'il faudra pour changer les choses dans le système sans risquer de le chambouler.

Ça, on nous a bien bourré le mou avec le système et là-dessus rien ne change, on continue à bien nous le bourrer au fond du dedans le système, l'évidence du système, la beauté, la grandeur du système, le système qui est le système tel qu'il est parce qu'il n'y a pas d'autre modèle crédible de système, on nous bourre bien le mou qu'il n'y a pas d'autre système possible, que le monde fonctionne pratiquement à peu près bien grâce au système tel qu'il est dans son omnipotence, son omniscience, le divin système parfait.

Alors certes, on veut bien concéder qu'il y ait quelques inconvénients au système, qu'il puisse y avoir des imperfections dedans qu'il convient de changer, qu'on peut peut-être apporter quelques améliorations aux choses qui ne vont pas dans le système, mais il convient de ne pas se précipiter, de savoir attendre le bon moment, de savoir reculer pour mieux sauter, attendre que le maintenant soit propice à amorcer un peu de changement pas trop excessif, par touches parcimonieuses, juste du subtil petit changement tellement discret que ça ne bouleverse rien, que ça ne fait pas trop la différence, qu'il n'y a pas de quoi remettre le système en question puisque presque rien n'a changé depuis que le système est ainsi et que ça ne l'empêche pas de fonctionner à peu près pas trop mal.

Et il ne s'est pas fait en un jour le système, ça a été des siècles d'ajustements, de mises au point, c'est aussi pour cela que le changement maintenant prend tant de temps qu'on a le sentiment que c'est toujours pareil. Toujours la même chose, les mêmes inconvénients inhérents au système avec les risques que cela comprend, les imperfections indépendantes de la volonté du système, les effets secondaires indésirables du système qu'il convient de supprimer en prenant le temps d'une étude exhaustive de tous les facteurs afférant au système, une étude qui ne saurait se faire en un jour. Une étude confiée à une commission chargée de définir les limites tolérables d'un changement qui ne nuirait pas au ratio bénéfice/risque, une commission déjà à pied d’œuvre pour définir quel serait le maintenant le plus propice à quelques ajustements dans le système pour amener un changement pas trop bouleversant.

Il faut laisser du temps à maintenant, maintenant c'est pas instantané, ça se fait pas juste en claquant des doigts ou en rangeant les matraques, ça peut pas simplement être on stoppe les inconvénients inhérents à l'exercice démocratique du système. Force est à la loi et la loi c'est la force, c'est la force de l'ordre, la loi c'est l'ordre et on ne va pas remettre l'ordre en question, on ne veut pas de désordre dans le système, ça chamboule tout le désordre, le désordre c'est pas le bon changement. Si on laisse s'installer le désordre, les choses ne vont plus aller dans le bon sens, dans le sens des affaires et des visions d'avenir immobilistes, les choses doivent aller dans le sens des affaires et c'est pour ça qu'il ne faut rien bouger dans l'ordre du système. On doit juste changer les choses sans les faire bouger, c'est pourquoi maintenant est un peu plus long que ce qu'on pourrait espérer. Maintenant c'est un peu plus demain chaque jour simplement parce qu'on prend le temps de changer les choses sans faire bouger les lignes, sans bouleverser le sens du système qui est aussi celui des affaires et des visions d'avenir passéistes.

Mais lorsque demain sera maintenant, là on va voir ce qu'on va voir, on va voir qu'on a bien fait de prendre son temps pour lancer le changement, qu'on a bien fait de ne pas se précipiter tête baissée dans des réformes trop ambitieuses pour un changement durable qui soit de l'ordre du système. Les réformes doivent se faire mais pas toutes en même temps, il faut réformer graduellement et observer si la réforme ne perturbe pas le système qui l'engendre et on n'hésitera pas si c'était le cas à réformer la réforme, à mettre une nouvelle réforme en place et si l'on constate que cette réforme ne change rien au système, qu'il reste pérenne malgré la réforme, il sera toujours temps de passer à la réforme suivante, mais toujours sans précipitation. La mise en place d'une réforme peut prendre des années et c'est pour cela qu'il convient de maintenir en place aux commandes du système l'équipe qui l'a engagée afin de pouvoir pleinement en apprécier tous les bénéfices. Seul un changement mené sur la durée peut permettre que maintenant puisse un jour être maintenant durablement, que maintenant puisse être tout le temps, qu'on puisse se conserver le maintenant suffisamment longtemps pour que ce soit le même changement durablement dans le système sans gêner le sens des affaires et les visions d'avenir conservatrices.

Être dans le sens des affaires c'est aller vers la croissance, il faut que maintenant ça change pour croître durablement dans le système, que les réformes ne se fassent pas en dépit du bon sens. Qu'on n'aille pas attacher la charrue avant les bœufs quand on a de si beaux tracteurs. Faut qu'elle dure la croissance, qu'on la conserve dans l'avenir sans vision rétrograde et c'est bien là l'objet de toutes les réformes à engager graduellement pour amener le changement dans les mentalités qui ne saisissent pas encore toute la beauté du système, parce que ça manque encore un peu de bourrage dans le mou. C'est pourquoi l'équipe au commande va présenter un arsenal de mesures destinées à favoriser une plus grande efficacité du bourrage de mou, en luttant notamment contre les stéréotypes et lieux communs qui dénigrent la valeur du système et lutter contre les a priori à l'égard de l'exercice musclé du maintien de l'ordre et la répression systématique à toute forme d'opposition ou de contestation portée contre les réformes en cours.

D'ailleurs on n'a aucune raison de contester le changement si ça n'est pas encore maintenant, on ne peut décemment pas contester la pertinence de réformer durablement les choses dans l’intérêt de la croissance dès lors que l'équipe en place garantit, qu'avec le temps qu'il faudra pour que ça soit maintenant, la réforme finira par porter ses fruits et qu'on verra bien alors la différence. S'opposer aux fruits de la croissance est tout à fait déplacé dès lors qu'il est admis par le bon sens commun des affairistes que c'est ainsi que le système fonctionne déjà pas trop si mal et que c'est s'arrêter à des considérations oiseuses sur l'environnement ou la qualité de vie qui est une vision rétrograde sans avenir propre aux dangereux alarmistes radicaux qui remettent en cause la pertinence du système.

Or, toute la beauté du système réside dans le fait qu'il ne saurait être remis en question puisqu'il relève de toute éternité, ou presque selon les plus fines estimations. Le système s'est fait tout seul, il ne doit rien à personne, il s'est naturellement mis en place dans le mou et n'a jamais changé. Les civilisations, les hommes, les équipes aux commandes se sont succédés, ont pu réformer plus d'une fois les choses, changer plusieurs fois la façon de conduire les affaires dans le bon sens, mais sans jamais écorner le système.

Le système repose sur la loi du plus gros, du plus fort, du puissant, la loi de qui impose son ordre, qui donne les ordres, qui définit le désordre. C'est loi de la jungle plutôt que loi de l'évolution. Le système se contrefout de Darwin, le système ne cherche pas à s'adapter, il nous contraint à nous adapter à ce dont il faut se contenter comme qualité de vie, à adapter l'environnement, à adopter les bonnes résolutions pour se laver les mains, afin de pouvoir assécher les zones humides pour poser ses gros avions.

Maintenant c'est le changement pour le mou, on va nous réformer le mou, on va graduellement nous bourrer de changements, on va nous faire nous adapter à ce qui ne peut pas changer, nous faire adopter le système, nous habituer à nous passer de ce qui manque, nous accoutumer à l'ordre du système et à sa marche croissant dans le bon sens des équipes qui s'affairent aux commandes. On va nous rembourrer le mou pour nous endurcir, nous faire subir sans broncher, nous contraindre sans rébellion.

Le changement c'est désormais maintenant c'est ainsi, c'est comme ça et pas autrement et faudra bien s'y faire, c'est on ne change pas une formule gagnante quelle que soit l'équipe aux commandes, c'est marche ou crève, ferme ta gueule ou cause toujours, démocrature ou ploutocratie, cherche du travail plutôt que d'aller à pôle-emploi, aide-toi le ciel est par dessus le toit, après la nuit le soleil, une hirondelle ne fait pas les soldes au printemps, ne demande pas ce que le système peut pour toi mais ce que toi tu vaux pour le système, demande-toi si tu veux vraiment accueillir toute la misère du monde et les Rroms en bas de chez toi près de ton poulailler et de tes filles, te passer d'électricité pour faire rouler ta voiture au nucléaire durablement, si tu devrais pas arrêter de fumer plutôt que de pester contre les gaz d'échappements, les marées noires, le PCB dans les rivières, le DDT sur les fruits, la DST sur ton dos. C'est maintenant le changement du mou, du mi-mou, du ni oui ni non, du sans opinion, va falloir y croire à la croissance, la croissance à tout prix, la croissance dans la peau, va falloir l'aimer, ou la quitter.

 

AArrrffff !!!

 

(Courage les Camilles !!!)

 

 

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Ollivier Desmarais
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 17:44

 charles

 

 

 

Allez allez, on y va, on traîne pas, on donne tout, on se donne à fond, on y va profond, on lâche tous ses fonds, on consomme, on est sommé de consommer, on regarde pas à la dépense, on pense bien à dépenser, on se dépense profondément, c'est l'heure des promos, deux espadrilles achetées, une offerte pour le prix de trois, vente flash sur les radars, en direct de l'usine ouvrier à la découpe, plus 10% sur le mètre-ruban, grande promotion, la pipe à prix coûtant, levrette afghane soldées, la brouette thaïlandaise à bas coûts en direct d'Azerbaïdjan, allez allez on se dépêche, on rechigne pas sur les frais, allez mesdames, pour vous mesdames, on montre ses seins, on montre ses cinq cents euros, au cul au cul, aucune hésitation, méga démarque sur le viol collectif, c'est pas cher, c'est peu cher, on en profite, grande solde sur l'air ambiant, y'en aura pas pour tout le monde, moins 20% sur le litre de sang, faut pas que ça traîne, on profite de l'occase, cinq euros la dent de secours, ça roule ça roule, rien dans les reins rien pour les proches, plus que quelques heures avant la fin des temps, grande liquidation sur la corde à pendu, le revolver c'est offert, on garde bien les pieds dans le même sabot, lots de grenades à tarif promotionnel et la goupille c'est gratuit, on cherche la bonne affaire, la bonne à tout faire, on oublie pas ses sous, on s'oublie pas sous soi, allez on y va, on est à fond de fond, on économise pas sa pension, on se lève tous pour la dette, on se vide bien les bourses, allez quoi allez on se laisse pas aller, on va pas râler, on est pas là pour se faire dégueuler, on y va de la piécette, on crache ses derniers cents, on donne tout, oui oui, y'aura pas de vide-poche dans le cercueil, on s'offre une dernière bière, les poignets c'est donné, m'ssieurs dames, on s'économise pas, on s'épargne pas, on se remonte la mauvaise pente, c'est du costaud, c'est du sérieux, on se mutine le bounty pour un goût de paradis, c'est une affaire d'enfer, c'est parti mon kiki, on est pas pris à la gorge, on se met bien hors-cadre mais on déborde pas, on en veut on en a, tout est possible dans l'ensemble, le changement c'est tout le temps, l'outrance aux français, allez allez on en fait des tonnes, on en rajoute une couche, on fait plus dans sa couche, on y va on découche, on fait la queue la veille, on reste bien branché, bien bien branchouille, on s'en fout plein les fouilles, on s’emmêle pas les nouilles, on multiplie les couilles, on se vide bien les urnes, c'est grande braderie dévote, on y croit on y croit, on y croit, on fait croitre, on fait croissant, on booste la croissance, l'état vous le rendra ou vous dira comment on s'en passe, c'est tour de passe-passe, pas vu pas pris, pas de réticence, on se laisse bien aller, demain on embrase gratis, choisissez bien choisissez brut, hue ! les nouveaux cons marchands  !!!

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Ollivier Desmarais
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Le Gens

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